Acte
constitutif de copropriété :
Il définit notamment la destination de l’immeuble,
les parties privatives et les parties communes. Il indique
également la valeur relative de chaque fraction et
la méthode suivie pour l’établir, la
quote-part des charges et le nombre de voix attachées
à chaque fraction. Il précise aussi les pouvoirs
et devoirs respectifs du C.A. du syndicat et de l’assemblée
des copropriétaires. Il prévoit toute autre
convention relative à l’immeuble ou à
ses parties privatives ou communes.
Assemblée générale
des copropriétaires : Composée
de tous les copropriétaires en titre de l’immeuble,
présents ou valablement représentés.
Une assemblée des copropriétaires est tenue
au moins une fois par année, précédée
d’un avis de convocation à cet effet. C’est
elle qui a le pouvoir législatif.
Un procès-verbal de chaque assemblée des
copropriétaires doit être dressé.
Assurance titres :
Il s’agit d’une assurance dommage, offerte par
certaines compagnies spécialisées en la matière,
visant à prémunir l’acheteur contre
les vices de titres pouvant affecter sa propriété.
Budget : Il
est tenu d’établir le budget prévisionnel
pour les dépenses nécessaires au fonctionnement
courant de la copropriété. Ce n’est
pas l’assemblée des copropriétaires
qui vote le budget, mais les administrateurs qui le décident
après avoir consulté les copropriétaires.
Une fois le nouveau conseil d’administration entré
en fonctions, le premier élément requérant
une vérification et, au besoin, des ajustements,
sera sans nul doute le budget d’opération mis
en place par le promoteur. Il arrive que ces derniers, en
vue d’attirer les acheteurs, soumettent des budgets
d’opérations irréalistes avec des contributions
aux charges communes minimales de la part des copropriétaires.
Certificat
de localisation : Le certificat de localisation
est préparé par l’arpenteur-géomètre.
Il fait partie du dossier des titres de l’immeuble.
Son utilité principale est de situer les bâtiments
sur le terrain et démontrer qu’ils ne causent
aucun empiètement et qu’aucun droit de superficie
en résultant n’entache substantiellement le
droit de propriété. Il fera aussi état
du respect des normes municipales.
En copropriété,
le certificat de localisation général fournira
habituellement toute l’information utile sur la localisation
du bâtiment principal et de ses accessoires sur le
terrain.
Lors d’une transaction immobilière, le notaire
doit avoir en main un certificat de localisation récent
et démontrant l’état actuel de l’immeuble.
Il revient au syndicat de faire préparer un certificat
de localisation démontrant l’ensemble des parties
communes de l’immeuble. Le copropriétaire vendeur
n’a pas l’autorité pour faire établir
un tel certificat. Le copropriétaire-vendeur est
responsable de fournir un certificat de localisation de
sa partie privative.
Le certificat de localisation sur la partie privative viendra
confirmer les écarts d’implantation entre le
lot résultant des opérations cadastrales originales
ayant permis la constitution de la copropriété
et son occupation actuelle. Il permettra de vérifier
si le propriétaire de la partie privative a fait
des travaux, autorisés ou non, provoquant un débordement
ou des empiètements sur les parties communes, ou
même sur une ou d’autres parties privatives.
Charges
communes : Aussi appelées «
frais de condo », ils sont la contribution de chacun
des copropriétaires. Le C.A. cotise les copropriétaires
après avoir établi quelles sommes sont nécessaires
pour faire face aux charges découlant de la copropriété
et de l’exploitation de l’immeuble, ainsi que
les montants à verser au fonds de prévoyance.
Chacun des copropriétaires
doit contribuer aux charges communes en proportion de la
valeur relative de sa fraction.
Si l’un des copropriétaires
ne s’acquitte pas de ses charges, les autres copropriétaires
ne peuvent être tenus de contribuer davantage, il
s’agit d’une obligation individuelle.
Conseil
d’administration : Le mandat principal
du C.A. consiste à gérer les affaires du syndicat
et à exercer tous les pouvoirs nécessaires
à cette fin. Il exerce essentiellement le pouvoir
exécutif du syndicat.
Les devoirs et obligations du C.A. sont : la conservation
de l’immeuble, la coordination et gestion des espaces
communs, la sauvegarde des droits collectifs, tenir à
jour les registres de la copropriété et le
respect de la déclaration de copropriété.
Copropriétaire
: Personne physique ou morale, propriétaire
d’au moins une fraction de la copropriété
et qui, de ce fait, est membre du syndicat de copropriété.
L’acheteur d’une
unité dans une copropriété divise devient
publiquement « copropriétaire lorsque son acte
d’acquisition est inscrit au bureau de la publicité
des droits.
Individuellement, un
copropriétaire n’a pas de pouvoir et ne peut
pas, de ce fait, diriger les affaires de la copropriété.
Copropriété
divise : Le copropriétaire achète
une partie de l’immeuble qui lui est propre (partie
privative) est une quote-part dans les parties communes
de l’immeuble, dont l’usage est réservé
à tous les copropriétaires ou à certains
d’entre eux.
Copropriété
indivise : Le propriétaire achète
un pourcentage de tout l’immeuble sans que ce pourcentage
ne soit relié à une partie précise
de l’immeuble. C’est la convention d’indivision
intervenue entre tous les copropriétaires qui attribue
la jouissance sur une unité d’habitation.
Lors de l’acquisition
d’un « appartement en copropriété
», chacun des nouveaux copropriétaires est
appelé à adhérer aux règles
en vigueur. Par la loi et la signature de l’acte d’achat,
le nouveau copropriétaire devient lié à
ce que nous représentons comme étant «
la loi des parties », c’est-à-dire la
déclaration de copropriété.
Les immeubles ou la
gestion du syndicat est bien tenue auront une excellente
réputation et seront généralement très
en demande, alors que ceux ou la gestion est déficiente
seront moins convoités. Le marché en tiendra
compte dans la valeur de l’unité mise en vente.
Déclaration
de copropriété : La déclaration
de copropriété est un acte juridique et authentique
reçu par un notaire, en vertu duquel la propriété
d’un immeuble de divise en « fractions »
appartenant à une ou plusieurs personnes. C’est
le point de départ de tout immeuble détenu
en copropriété divise. C ‘est un contrat
liant tous les copropriétaires de l’immeuble,
sans nécessiter leur signature, et que ceux-ci doivent
respecter. La déclaration de copropriété
se divise en trois parties : l’acte constitutif de
copropriété, le règlement de l’immeuble
et l’état descriptif des fractions.
C’est le document
qui dicte les règles à suivre dans la copropriété
et qui s’impose, non seulement à la personne
qui l’a signé, mais à tous les
copropriétaires qui viendront par la suite, de même
qu’à tous ceux qui résideront dans la
copropriété, incluant les locataires et les
occupants.
L’assemblée générale des copropriétaires
a le pouvoir d’adopter de nouveaux règlements
d’immeuble ou de modifier des règlements existants.
Ces règlements ne sont pas nécessairement
notariés, ils sont versés au registre de la
copropriété. Les modifications doivent être
soumises à l’assemblée des copropriétaires
et entérinées par ceux-ci. Ils doivent avoir
été transmises à tous les copropriétaires
par les administrateurs, avant l’assemblée,
en même temps que l’avis de convocation.
Une déclaration
de copropriété ne peut limiter le nombre de
procuration que peut détenir une personne à
une assemblée.
Les déclarations
de copropriété antérieures à
1994 sont assujetties aux prescriptions du nouveau Code
civil du Québec, dont certaines ont été
jugées impératives, de sorte que certaines
dispositions de ces « vieilles » déclarations
de copropriété sont devenues inopérantes
et ne sont plus conformes à la loi.
Désignation
cadastrale : Voir état descriptif
des fractions.
Destination
de l’immeuble : Mission ou vocation
de l’immeuble. Elle est directement reliée
au mode de vie désiré par les copropriétaires.
La destination peut être résidentielle, commerciale
ou pour fins de villégiature. Elle peut aussi avoir
une destination mixte.
État
descriptif des fractions : Partie technique
de la déclaration de copropriété, contenant
notamment la désignation cadastrale de toutes les
parties privatives et parties communes de l’immeuble.
Fonds
de prévoyance : L’estimation
des coûts des réparations majeures et du remplacement
des parties communes de l’immeuble. Les sommes accumulées
dans ce fond de prévoyance liquide et disponible
à court terme, doivent être affectées
uniquement à ces réparations majeures et remplacements.
La loi prévoit
que la contribution des copropriétaires au fonds
de prévoyance doit être obligatoirement d’au
moins 5% de leur contribution aux charges communes.
Une copropriété
qui s’en tiendrait essentiellement à ce strict
minimum de 5% risque fort de connaître des difficultés
financières lorsque le moment d’effectuer ces
réparations majeures surviendra.
Fractions
de l’immeuble :
Tout immeuble détenu en copropriété
divise est réparti en « fractions ».
La fraction représente le droit du copropriétaire
dans l’immeuble.
Il est tout à
fait illégal d’acheter ou de vendre une partie
privative, dans une copropriété divise, sans
acheter ou vendre, du même coup, la quote-part dans
les « parties communes à usage restreint ».
Frais
de condo : Voir charges communes et quote-part.
Gérant
: Appelé aussi gestionnaire, il est
responsable de certaines charges d’intendance comme
par exemple la préparation du budget et la confection
des avis de cotisation pour les charges communes, l’octroi
de certains contrats etc. Il peut être rémunéré
ou bénévole.
Hypothèque
légale : Forme d’hypothèque
établie par la loi et qui est inscrite contre la
fraction du copropriétaire en défaut sans
son accord préalable afin de protéger les
sommes dues au syndicat. L’hypothèque légale
protège les sommes dues, celles de l’année
en cours et celles des deux années qui suivent.
Impôt
: Un syndicat de copropriété
en tant que personne morale est considéré
comme une société aux fins de la loi. Les
syndicats de copropriété sont donc assujettis
aux dispositions de la Loi sur les impôts et de la
Loi de l’impôt sur le revenu. À noter
que le syndicat ne paye pas d’impôt sur les
cotisations reçues de ses copropriétaires.
Parties
communes : Les parties communes représentent
toutes les parties des bâtiments et des terrains qui
ne sont pas stipulées privatives dans la déclaration
de copropriété. Ces parties communes sont
la propriété de tous les copropriétaires,
de façon indivise, et servent, sauf stipulation contraire,
à leur usage commun.
Parties
communes à usage restreint : Ce sont
les parties des bâtiments ou terrains qui sont la
propriété indivise de tous les copropriétaires
(parties communes), mais qui servent à l’usage
exclusif de certains copropriétaires ou d’un
seul, selon le cas. À titre d’exemple, les
balcons, les toits-terrasses et la fenestration sont fréquemment
des parties communes à usage restreint.
Parties
privatives : Les différentes portions
du bâtiment qui sont la propriété d’un
copropriétaire déterminé, et dont il
a l’usage exclusif.
Bien que le propriétaire
d’une unité privative puisse s’attendre
à être seul maître chez lui, cette liberté
est limitée par les stipulations de la déclaration
de copropriété et par la destination de l’immeuble.
Privation
du droit de vote : La loi prévoit
une sanction automatique pour le copropriétaire délinquant.
En effet, le copropriétaire qui, depuis plus de trois
mois, n’a pas acquitté sa quote-part des charges
communes ou sa contribution au fonds de prévoyance,
est privé de son droit de vote.
Le recours le plus accessible
pour recouvrer les montants dus par un copropriétaire
délinquant est de présenter une requête
à la cour des petites créances si le montant
n’excède pas 7 000$ et que le syndicat n’a
pas plus de 5 employés à son service.
Procès-verbaux
: L’objet même d’un procès-verbal
est de faire ressortir les délibérations de
l’assemblée et les résultats du vote
et du décompte des voix sur chacune des résolutions
validement présentées lors de l’assemblée
des copropriétaires.
Promoteur
: Personne physique ou morale, qui met sur
pied le projet, effectue ou dirige la construction de l’immeuble
et le met en vente.
C’est le promoteur
du projet qui concrétise le caractère divis
de l’immeuble, en faisant préparer par un notaire
la déclaration de copropriété qui régira
l’immeuble construit. La loi considère comme
promoteur celui qui est propriétaire d’au moins
la moitié des fractions de l’immeuble au moment
de l’inscription de la déclaration de copropriété
et qui, de ce fait, est membre du syndicat de copropriété.
Le promoteur ou son
représentant agit, généralement comme
administrateur provisoire du syndicat.
Quorum
: Le quorum est constitué par un
nombre minimal de copropriétaires représentant
la majorité des voix au moment de l’assemblée,
tel qu’indiqué à l’avis de convocation.
Le quorum s’exprime donc en terme de voix et non en
terme du nombre de copropriétaires, présents
ou représentés. À défaut d’avoir
obtenu le quorum, après un certain délai,
l’assemblée est ajournée à une
autre date. Il est essentiel d’avoir le quorum pour
que l’assemblée ait lieu.
Quote-part
: La fraction de chaque copropriétaire
correspond à sa quote-part du droit de propriété
indivis sur les parties communes et détermine, du
même coup, le nombre de voix dont il dispose lors
des assemblées de copropriétaires.
La valeur relative de
la fraction sert aussi à calculer la contribution
de chacun des copropriétaires aux charges résultant
de la copropriété et de l’exploitation
de l’immeuble, ainsi qu’au fonds de prévoyance.
Ces charges sont communément appelées les
« frais de condo ».
Registres
: Le conseil d’administration est
tenu de conserver dans ses registres les minutes de chaque
assemblée afin de consigner les points qui ne sont
pas discutés. Il serait aussi souhaitable d’avoir
un registre sur toutes les améliorations locatives
survenues autant pour chaque copropriétaire que pour
L’ensemble de la copropriété tout en
y indiquant les coûts, dates et entrepreneurs concernés.
Règlement
d‘immeuble : Partie de la déclaration
de copropriété qui contient les règles
relatives à la jouissance, à l’usage
et à l’entretien des parties privatives et
des parties communes, ainsi que celles relatives au fonctionnement
et à l’administration de la copropriété.
On y retrouve notamment les règles relatives à
la composition du C.A., le mode de nomination, de remplacement
ou de rémunération des administrateurs, ainsi
que les autres conditions de leur charge.
Syndicat
: Personne morale représentée
par la collectivité des copropriétaires de
l’immeuble. Le syndicat de copropriété
se compose de deux organes décisionnels : le conseil
d’administration et l’assemblée générale
des copropriétaires. Le premier exerce le pouvoir
exécutif du syndicat, le second dispose du pouvoir
législatif.
Cette entité
légale indépendante des copropriétaires
a pour objet la conservation de l’immeuble, l’entretien
et l’administration des parties communes de l’immeuble,
la sauvegarde des droits afférents à l’immeuble
ou à la copropriété et, de façon
générale, toutes les opérations d’intérêt
commun.
Le syndicat agit par
l’entremise de ses deux composantes , soit l’assemblée
des copropriétaires et le conseil d’administration.
La loi spécifie
que tout syndicat de copropriétaires a pour objet
la conservation de l’immeuble faisant l’objet
de cette copropriété divise, l’entretien
et l’administration de ses parties communes, la sauvegarde
des droits afférents à cet immeuble ou à
la copropriété, ainsi que toutes les opérations
d’intérêt commun reliées à
cette copropriété.
Au même titre que tout autre personne physique ou
morale, le syndicat de copropriété est susceptible
d ‘engager sa responsabilité civile envers
les tiers, incluant les copropriétaires de l’immeuble.
Le syndicat a l’obligation
d’assurer la totalité de l’immeuble pour
sa valeur de remplacement.
Taxes
foncières : Règle générale,
le syndicat n’est aucunement propriétaire foncier.
Les parties communes de l’immeuble appartiennent aux
copropriétaires et leur valeur est répartie
selon les quotes-parts au compte de taxes de chacun des
copropriétaires. Le syndicat n’a donc aucune
taxe foncière à payer. Chaque fraction de
copropriété forme une entité distincte
aux fins d’évaluation et d’imposition
foncière. Chaque copropriétaire reçoit
un compte de taxes distinct.
TPS-TVQ
: Le syndicat n’est pas un fournisseur
de biens ou de services. Le syndicat n’as donc pas
à s’enregistrer aux régimes TPS/TVQ.
Aucune taxe ne doit être perçue lors d’échanges
économiques entre les syndicat et ses copropriétaires.
Ce sont les frais communs qui tiennent compte de la répartition
des dépenses entre les copropriétaires.
TIRÉ DU LIVRE:
Le Condo Tout ce qu’il
faut savoir.
Auteurs : André M.
Benoît
Yves Joli-Cœur
Yves Papineau
Organisme
Le conseil de la copropriété
du Québec
871 Grande-Allée Ouest
Bureau 100
Québec, G1S 2L1
Tél : 418-688-9967
Président : Michel Paradis
Administrateur :Gilles Savoie
Les
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